Imaginez une soirée entre potes ! Tout se passe bien, l’ambiance est chaleureuse et les convives apprécient les 6 litres d’alcool qu’on leur propose. Les gens rient, chahutent, se bécotent. Jusqu’au moment fatidique où l’un des invités déclare innocemment :

 “Il y a un mouvement artistique que j’adore et je souhaite vous le faire partager !”

Analyse de la situation:

1) Nous pouvons déjà affirmer que l’invité en question est ce type de personnage hautain, qui s’est auto convié à la soirée et qui tient du bout des doigts un verre à pied rempli d’Oasis.

2) La suite des évènements est claire.  Deux des convives vont partir gerber : l’un dans les chiottes, l’autre dans le lava…. Oh non ! Trop tard… Tout est tombé sur le tapis de bain.  Les couples vont faire comme si de rien n’était et continueront à jouer impunément à touche-pipi. Les fumeurs partiront  faire des trucs de fumeurs… à savoir, fumer dehors en critiquant ceux qui sont dedans. Les danseurs, ivres comme des grives, danseront sur des musiques dégueulasses des années 80 en secouant leur bière dans tous les sens pour repeindre la tapisserie du salon. Et l’hôte de maison se dira qu’il est temps de téléphoner à son ami d’enfance qu’il n’a pas vu depuis le collège pour  lui déclarer son amour.

Seul un con sera à l’écoute.

Et ce con, c’est moi !

Mais de quoi parle cet article ? De Sérgio Odeith ? Ou d’un con qui parle de Sergio Odeith?

Pour le savoir, reprenons le cours de cette somptueuse soirée.  Je me trouve, alors, face à face, avec Mr “Je sirote mon jus de fruit dans mon verre à vin”, les oreilles grandes ouvertes, prêt à écouter ce qu’il a à dire de si passionnant. Evidemment, au cours de cette conversation, nous seront dérangés par l’alcoolique qui se noie dans la cuvette des chiottes, par l’autre ivrogne qui ramasse son vomi avec les mains, par l’orgie qui se prépare chez les amoureux (qui ont, entre temps, changés de partenaires), par les rires perfides des fumeurs fumant clopes sur clopes (filtres inclus), par les danseurs faisant des pogos avec les meubles de la maison et par le maître des lieux  laissant son dixième message sur le répondeur de son ami.

Mais, peu importe,  le début de la conversation étant intéressant, je ne prête que très peu d’attention à ce qui m’entoure. Gugus (on va l’appeler comme ça ! C’est physique !) me parle, alors, d’art urbain, de graffitis, d’art éphémère “underground”. Il me sort des nom s: Ernest Pignon Ernest, Keith Haring, les Frères Ripoulin et me décrit leurs œuvres avec un tel engouement que je bois ses paroles.

Seulement voila, Gugus est chiant (en plus d’être hautain). Et, au bout de 5 minutes de conversation, il me reparle d’art urbain, de graffitis, d’art éphémère “underground”. Il me ressort des nom s: Ernest Pignon Ernest, Keith Haring, les Frères Ripoulin et me décrit leurs œuvres avec un tel engouement que je n’en peux plus.

Ce gars est comparable à un Maxi Single !  Vous savez, ce CD où l’on te propose 4 fois la même chanson mais mixée différemment.

Quoiqu’il en soit, au bout de 2 heures de monologue incessant, je profite de la fausse tentative de suicide de l’hôte de maison pour m’éclipser dans les toilettes afin de rechercher plus d’informations sur ce fameux mouvement artistique. Je décide de m’assoir entre les deux poivrots qui comatent sur le sol : l’un endormi sur les restes de son repas de la veille, l’autre somnolant, le nez sur la brosse à chiotte, et je sors mon portable. Ce n’est qu’à ce moment là, que je tombe sur cet artiste épatant : Sergio Odeith !

Je crois qu’il n’y a qu’un con capable de s’isoler en pleine beuverie pour s’informer sur l’art contemporain!

Et ce con, c’est moi !

Donc cet article parle bien d’un con qui parle de Sérgio Odeith ?

Effectivement, on pourrait dire ça ! J’aurais bien voulu vous parler plus précisément de cet artiste, mais j’avais trop peur de faire de l’ombre à Wikipédia et, au moment où je vous parle, je suis encore dans les chiottes de mon pote, essayant d’échapper aux griffes acérées de Gugus qui souhaite débattre de la loi El Khomri. Il a troqué son verre d’Oasis contre une bouteille de jus de tomate qu’il avait  acheté pour l’apéritif mais dont personne n’a voulu.

Au même instant, les fumeurs ont pris la place des danseurs et se déhanchent sur de l’électro ambiant groovy ;  les danseurs font la gueule sur le canapé parce que la musique ne leur plaît pas ; les couples se prennent la tête sur des histoires de couples comme on n’en voit que dans les couples ; les gerbeurs fous ronflent et le maître de maison boit seul dans la cuisine pour oublier son amour de jeunesse.

Et moi ?

Et bien, je vous laisse avec certaines œuvres du graffeur lisboète, Sérgio Odeith, (dont une vidéo assez bluffante sur son oeuvre animée “Dream the impossible do the incredible!!“)

et avec tout le nécessaire pour étoffer votre soif de connaissance sur cet artiste qui en vaut vraiment le coup !

 

Les Photos :

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Vidéo :

 

Le Site Officiel :

C’est par ici: http://www.odeith.com/

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C’est par là!

https://www.facebook.com/odeithofficialpage

 

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