Tu veux prendre un coup de vieux dans la gueule ? Ça va faire 10 ans que tu as découvert cette dinguerie.

Chinese Man, tu te souviens ?

Ils ont empilé les titres qui laissent rarement indifférents, le tout couronné par des clips toujours esthétiquement au poil. Que tu aies envie de te poser dans ton canapé pour réfléchir à la vie, que tu te prépares pour aller secouer tes seufs en soirée, que tu ingurgites ton shaker de protéines pour soulever de la fonte et faire ressortir la veine sur le bibi, ou que t’es chaud pour rajouter un peu de sucre en poudre dans ton pudding, il y a toujours un son qui va pouvoir t’accompagner. Et bien après l’album Racing with the sun en 2012, le trio, composé de Zé Mateo, SLY et High Ku, redébarque demain dans tes oreilles avec leur nouveau bébé.

Son nom ? Shikantaza.

Je te vois venir tout de suite, tu vas me dire : “Shinkantawhat ? C’est quoi ce bordel, frer”. Alors, de mon côté, comme je me suis super bien renseigné, je vais te demander de t’asseoir. En position tailleur, à la cool. Tu vas fermer les yeux, et tu vas surtout te taire. A un moment donné, tu vas me dire “Ouah, j’me sens super détendu et léger, j’ai grave fait le vide, je vois clair maintenant depuis que la pluie est partie, je vois tous les obstacles sur mon chemin et loin sont les nuages qui me rendaient aveugle”. Ce à quoi je vais te répondre que tu n’y es pas du tout. Le Shikantaza (c’est super chiant à orthographier en vrai), c’est le fait de s’asseoir, jusque là ok, de fermer les yeux, et de penser. Juste penser. Pas faire le vide comme dans une méditation banale de looser comme Rafiki qui emmerde Simba, non, mais plutôt accepter de penser et ne pas vouloir forcément lâcher prise. Laisser aller et venir ses pensées. Voilà. C’est utilisé dans le Zen Soto, à accompagner de son fameux riz (le riz soto, t’as capté ?).

Donc, un voyage dans les songes communs de nos trois musiciens ?

La critique pas experte.

Ouais. L’album est un déferlement de sonorités différentes menées par la baguette hip-hop de Chinese Man. On navigue entre l’Afrique et l’Asie, et on découvre des samples et des flows puissants avec la participation des habituels et nouveaux invités du groupe.

La folie de Maläd, le calme puis psychédélique Golden Age, les apaisant L’Aurore et Goodnight, le provocant Liar, l’envoutant Wolf, le dansant Anvoyé, l’inquiétant Stone Cold… les adjectifs ne manquent pas.

On ne peut s’empêcher de penser à l’OVNI The Spirit of Apollo de N.A.S.A (feat. M.I.A, Santogold, Method Man, Kanye West, …) qui était un mélange de sons assez variés. Bah, Shikantaza est tout aussi bandant que son ainé. Car malgré l’exercice périlleux, la galette s’écoute de A à Z, sans temps mort, à fond. On saisit là où ils veulent nous emmener et on adhère à 100%. Grosse mention à Blah! (avec Taiwan MC, Youthstar et Illaman), dynamique tout comme il faut. Sans déconner, une instru qui te fait voyager à DKR, des flows percutants, un refrain puissant… j’ai soulevé des mères à ce moment précis.

Shikantaza, c’est le coup de poing de ce début d’année, à mettre dans les oreilles de ton petit frère qui nous pourrit les classements des plateformes de streaming avec du JUL, et c’est dispo le 3 février !

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