L’amour est un combat perdu d’avance. 

Avant toute entrée en matière, il est important de définir ce qu’est l’amour, ce mot galvaudé qui à mon sens n’en a plus aucun.

” L’amour, c’est comme la brume du matin au réveil, avant que le soleil ne se lève, ça tient un instant puis ça s’évapore. C’est une brume qui disparaît à la première lueur de réalité. ” Charles Bukowski

Cette citation résume toute la suite de cet article.

Au début tout est beau, même vous.

L’amour, c’est un peu comme entreprendre un voyage, en l’occurence de trois ans.

Au tout début, la voyage n’est qu’une succession de matins ensoleillés, même l’après-midi quand il neige. Un jour sur la route, vous passez devant une église et vous en ressortez la bague au doigt, car pourquoi réfléchir quand on est heureux.

La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous installer un rythme de croisière, vous activez le pilote automatique et vous laissez couler. Mais c’est aussi à ce moment là que vous constatez qu’hors de la piste se trouvent de fraîches demoiselles.

Finalement quand vous entamez la troisième année de voyage, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre qui s’intitulera “L’amour dure trois ans”.

Making-off du voyage :

Finalement à la chute du making-off, on se rend compte que le voyage a capoté ! C’est là que l’histoire commence.

L’amour est une catastrophe magnifique

« Un moustique dure une journée, une rose trois jours. Un chat dure treize ans, l’amour trois. C’est comme ça. Il y a d’abord une année de passion, puis une année de tendresse et enfin une année d’ennui. »

Dans ce film, on s’attaque à un sujet de société, la fragilité de l’amour sur la durée, en partant du postulat que l’amour ne durerait chimiquement que trois ans.
Cette attaque est imagée par les boires et les déboires de Marc Marronnier, déçu par la vie, l’amour, ses amis… et le monde qui l’entoure. Il ne peut supporter l’idée qu’il n’aimait plus vraiment et se doit chaque jour de se battre pour trouver un sens à son existence.

Dans l’histoire on retrouve le style de Frédéric Beigbeder avec un plaisir immense, car on sent que chaque mot, chaque virgule, est pensé et placé avec une extrême minutie. C’est d’une justesse incomparable, ce qui facilite le visionnage du film.

Cette oeuvre est percutante ; l’auteur interpelle le spectateur sur un thème auquel on a tous envie de croire, qu’ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

On est amoureux le jour où l’on met du dentifrice sur une autre brosse à dents que la sienne.

L’amour dure trois ans.

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