A noter : Oui je fais des généralités, je parle au nom de la masse mais je n’affirme pas que nous sommes tous semblables.

Sartre disait : « L’enfer, c’est les autres ». Une réalité qui se confirme si l’on prend le temps d’observer le monde qui nous entoure et les personnes qui l’animent. A moins d’être un associable endurci désireux de foutre en l’air la quasi-totalité des échanges avec l’autre, on voit bien que notre vie sociale est primordiale pour évoluer dans le bon sens – après tout dépend quel sens on choisit de donner à sa vie, on est d’accord.

Pour ceux qui en lisant cette introduction ont froncé les sourcils en se disant « Mais qu’est ce qu’il raconte ? », je vous rassure, je ne suis pas plus avancé que vous sur la question. Je retranscris pêle-mêle ce que mon inspiration me dicte. Ce qui est sûr, c’est que j’en ai gros.

Les générations KikouLOL, et celles qui suivent, sont en train de partir en vrille. Notre vision du monde change du tout au tout, laissant place à des relations fictives, des soucis inexistants et un besoin d’être sur le devant de la scène.
Faisons un rapide état des lieux de la situation actuelle vis-à-vis de la génération de nos vieux (au sens large).

 

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Hier, pour rencontrer une fille d’un soir, tu allais dans un bar et tu prenais ton courage à deux mains pour aller accoster celle qui partagerait peut-être ton lit. Aujourd’hui, tu préfères t’inscrire sur un des supermarchés du sexe dans l’espoir de trouver ta dulcinée éphémère. Faut dire que c’est quand même moins blessant de se prendre un bâche sur Tinder plutôt qu’en face to face malgré l’articulation du pouce en ruine.


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Hier, la force du lien qui pouvait te connecter avec ton pote se résumait à ta présence et au fait d’avouer tes sentiments. Aujourd’hui, si tu likes pas sa dernière photo Instagram tu es directement placé sur la sellette ; menacé d’être expulsé du cercle si tu oses ne pas finir ton reproche par un « 😀 ».

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Hier, une femme qui mettait une robe un peu courte se faisait siffler, insulter et reluquer de manière peu conventionnelle. Mais ce qui est sûr c’est qu’elle choisissait d’éviter ce genre de tenue le lendemain. Aujourd’hui, le comportement reste le même, sauf que maintenant elles s’habillent en leggins – laissant apparaître la finesse de leur dentelle. Qu’on se le dise, ceci n’est pas une tenue descente…

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Hier, quand tu voulais prendre des nouvelles de quelqu’un, tu envoyais une lettre et tu pouvais attendre plusieurs semaines avant d’avoir une réponse. Mais c’était pas grave, tu étais capable de prendre ton mal en patience car les gens vivent, et la vie c’est une attente perpétuelle. Aujourd’hui, ton pote habite de l’autre côté de la Terre, s’il ne répond pas dans les 2mins qui suivent à ton message Facebook, tu as l’impression qu’il t’en veut à mort. Du coup tu fais un tweet ouvert à la France pour expliquer combien tu es triste et délaissé.


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Hier, pour prendre une photo tu allais chez un photographe pour avoir une photo de qualité que tu pourrais fièrement montrer aux gens autour de toi et ce même si les poses ressemblaient grandement aux autres photos que tu avais vues auparavant. Aujourd’hui, tu prends une photo de toi quand tu te réveilles, une quand tu te lèves, une autre devant ton bol de lait, une autre quand tu sors de la douche, une autre quand t’as choisi ta tenue de la journée, une autre quand tu marches dans la rue… L’avantage c’est qu’aujourd’hui épier quelqu’un n’est plus perçu comme un délit, c’est juste de la curiosité bien placée.
Être un gros pervers-psychopathe n’a jamais été aussi apprécié.

La voilà la question gênante que tout le monde se pose. On est en plein dans l’ère du « life show ». Une ère qui a pour unique but de mettre en situation tous les éléments qui régissent ta vie. Et depuis qu’il est possible de vivre d’une telle exposition, la guerre des likes prend une importance toute particulière, obligeant quiconque souhaite disposer d’une bonne visibilité de se battre avec lui-même pour produire du contenu original, frappant et intrigant. La dérive ? Montrer ou faire certaines actions qui peuvent choquer/gêner une partie de la population. Mais bon, si vendre son âme au diable peut te rendre riche, pourquoi ne pas refourguer celle de ton voisin et profiter de la thune à sa place ?
Mais le problème n’est pas vraiment là, ce sont plus les fameux psychopathes qui nous entourent qui m’inquiètent. Bah oui, comment leur en vouloir de passer leur journée à stalker – fouiller – dans la vie de leur prochaine proie ?
Aujourd’hui, si je suis un pervers sociopathe, j’ai juste à taper 2-3 hashtags sur Instagram pour débusquer la perle rare, celle que je vais pouvoir harceler jusqu’à la pousser à la faute et obtenir une réelle emprise que je saurai utiliser à mon avantage.
Au final le constat est plutôt marrant. On a d’un côté les exhibitionnistes du net qui seraient prêts à faire tout ce qui est possible pour dépasser la barre des 100 likes, exposant leur intimité, leurs sentiments et même leur cul si ça peut marcher ; de l’autre des tarés sans précédent qui en connaissent plus long sur ta vie que tes propres parents, qui se rincent l’œil chaque jour sur ta PICOFTHEDAY, qui attendent secrètement de pouvoir sortir de sa cryogénisation le bébé placé dans le congèl 12 ans plus tôt.

 

Le monde va mal, les amis et ça ne va pas aller en s’arrangeant. Vous avez entendu parler de Periscope ? Oui ? Non ? Pour vous résumer le concept en 1 phrase, c’est une application qui te permet d’exposer ta vie en direct et ce dans le monde entier.
Que vous connaissiez ou non, je vous invite à passer (repasser) un peu de temps sur cette application, à voyager de periscopeur en periscopeur pour observer un peu l’étendue du désastre. Prenez le temps de vous poser quelques questions du type « Mais pourquoi ?  Ces gens n’ont sérieusement rien d’autre à branler ?  Du coup le téton c’est pour quelle heure ? ».
Quoi qu’il en soit, je reviens très vite avec un article sur le sujet qui représente selon moi la plus belle preuve de notre décadence sociale.

 

Allez, la bise.

A propos de l'auteur

Salut, ça va ? En vrai on s’en fout, c’est pas TA description. Si tu veux faire TA description, t’as qu’à te faire TON blog ou aller sur TON compte Linkedin. Egoïste. Moi, c’est Alex. Je suis assez commun. Comme la plupart des gens, j’ai suivi une scolarité normale. Comme la plupart des gens, j’ai pris Salamèche dans Pokémon. Comme eux, j’ai regardé diverses séries à forte notoriété, et d’autres moins connues pour me la péter dans les diners mondains. J’ai aussi écouté divers artistes en parcourant Soundcloud, et comme la plupart des gens, j’ai fait « Ecoute Privée » pour m’enjailler sur du PNL. La liste pourrait être longue. Mais tu vois, on est pareil. Toi et moi. Toi et nous (enfin… le truc sur PNL, faut que je vérifie auprès de l’équipe). Donc laisse-moi te délecter des comptes les plus… intéressants sur Instagram, laisse-moi te faire écouter les meilleurs sons pour les meilleurs moments, laisse-moi te faire partager toute cette énergie créative qui nous entoure. Par contre, si tu ne prenais pas Salamèche quand tu étais minot… Passe ton chemin. Les vrais parlent aux vrais.

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